Le marché du coaching

2 juin 2015

Difficile de dire combien de personnes se forment au coaching chaque année mais une chose est sûre, le marché est florissant. Les écoles de coaching ne désemplissent pas, répondant à un engouement de plus en plus important pour la profession.

 

Une récente enquête de l’une des associations de coachs, ICF (International Coach Federation), a estimé à quelque 1,5 milliard de dollars (environ 1,1 milliard d’euros) le marché du coaching dans le monde, sans préciser le détail par pays. SFCoach, de son côté, évaluait le marché français du coaching à 90 millions d’euros en 2005. En 2010, le marché du coaching professionnel en France est estimé à environ 105 millions d’euros.

 

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Le recensement des coachs n’est pas évident puisque la profession n’est pas réglementée. Il existe quelques formations universitaires mais la plupart des écoles de coaching sont privées et aboutissent à une attestation de formation confirmant le suivi d’un parcours pouvant aller de 4 jours à 30 jours (en général). La SFCoach faisait ainsi état de 2.500 professionnels en 2005 en France. Un chiffre que Gilles Forestier, porte-parole d’ICF France, retient comme fourchette basse en 2007 : « on peut estimer que le nombre de coachs est aujourd’hui compris entre 2.500 et 4.000. Mais le chiffrage est compliqué, notamment parce que beaucoup de coachs ne vivent pas que du coaching et ont des activités annexes ». Selon Thierry Gaches, Président de l’EMCC France (European Mentoring & Coaching Council), on compterait actuellement 4 600 coachs en France, dont plus de 1 600 inscrits dans des associations professionnelles. Toujours d’après lui, si le chiffre d’affaire moyen d’un praticien tourne autour des 40 000 € par an, avec, en moyenne, une douzaine de clients actifs, la plupart des coachs doivent développer des missions de formation ou de conseil pour s’en sortir économiquement.

 

Selon l’enquête d’ICF, le profil type du coach, tout pays confondu, serait ainsi une femme, âgée de 46 à 55 ans, exerçant son métier depuis moins de 5 ans et titulaire d’un diplôme du supérieur. Les résultats pour la France font, eux, état d’une plus grande représentation des hommes dans le métier (41 % contre 31 % pour le monde). Les coachs français ont enfin tendance à être plus diplômés que leurs homologues d’autres pays : plus des trois quarts détiendraient l’équivalent d’un bac + 5.

 

Young businessman sitting on sofa at office listening to talking businesswoman.

Ce statut de coach, qui attire tant, s’associe généralement à des activités annexes. Le coaching ne permet que rarement aux intervenants de vivre. Ainsi seuls 27 % du revenu des coachs européens provient de leur activité de coaching. Cette part chute même à 4 % en France, selon l’enquête d’ICF. Les coachs sont souvent formateurs, consultants, psychothérapeutes… « Le business model du coach est difficile à tenir, analyse Gilles Forestier. Quand un consultant décroche une mission, il est occupé pour une dizaine de jours consécutifs. Quand un coach trouve un client, sa mission consistera à quelques heures de travail étalées sur six ou neuf mois. Il doit donc décrocher beaucoup de missions pour que son activité soit rentable. »

 

Par ailleurs, on perçoit une nette évolution de la demande. Les premiers clients de coachs restent les grandes entreprises, nationales ou multinationales. Mais les PME, les institutions publiques et les professions libérales commencent à y avoir recours selon SFCoach. Les personnes coachées sont majoritairement des femmes (56 % des cas selon l’enquête d’ICF). Une tendance à laquelle déroge néanmoins la France puisque 59 % des clients sont des hommes.

 

Toutefois, les entreprises, étant de mieux en mieux informées sur la pratique du coaching, sont vigilantes dans leur choix. Elle privilégient les coachs ayant une solide expérience professionnelle derrière eux, un niveau d’étude élevé, des références sérieuses, et plusieurs années de pratique du coaching. Elles préfèreront une structure établie, assurant ainsi la pérennité de la relation avec l’entreprise pour les coachings à venir. La qualité de la formation du coach est étudiée à la loupe par les DRH et Responsables Formation, d’où l’importance de bien choisir son université ou son école.

 

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IF Coaching accompagne les salariés, cadres, dirigeants depuis plus de 12 ans, intervenant sur la France entière, tant pour de grands groupes qu’au sein de PME locales. Nos consultants-coachs sont expérimentés, diplômés en psychologie du travail, en Gestion des Ressources Humaines, sortis d’écoles de commerce ou d’écoles d’ingénieur. Leur parcours est doublé d’une expérience significative en entreprise, à des postes à hautes responsabilités.

Pour en savoir plus : www.if-coaching.com, rubrique « coaching ».

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